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10 novembre : Vers Chichen Itza
Départ tôt de Isla puis
4h30 de bus local 2° classe. Le trajet est folkorique : le bus est envahi de
vendeurs proposant des sucreries, des bananes... Nous sommes les seuls touristes
mais nous nous sentons pas du tout en insécurité. En fait, personne ne fait
attention à nous.
A Piste, nous rejoignons notre hôtel puis nous passons le reste de
l'après-midi à visiter les sites alentours en attendant le soir. Nous découvrons
ainsi le cenote Ik Kil, un magnifique bassin naturel d'eau de 28 m de
profondeur. Au dessus de nous, de superbes falaises enferment le bassin et les
arbres faisant descendre leurs racines dans l'eau 6 m plus bas
et formant de longues lianes. Nous restons là 1 heure avant de commencer à
grelotter de froid. L'eau des nappes phréatiques, c'est pas les caraïbes
!!
Le soir, c'est le
moment tant attendu du son et lumière à Chichen Itza. Je ne comprends pas toute
l'histoire en espagnol, mais la douceur de la nuit, les étoiles et les
illuminations du site suffisent amplement à mon bonheur. Stephanie elle,
comprenant l'espagnol, est toute ouïe pour connaître l'histoire et la légende du
dieu Kukulcan.
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11
novembre :
Chichen Itza
Nous
partons pour notre première réelle visite d'un site maya. C'est à dire avec
les explications d'un guide. Vu le nombre de sites que nous allons visiter
ensuite, il est préférable d'avoir un aperçu de l'histoire et des traditions
mayas. Nous emmenons nos bagages car nous souhaitons partir directement
après et le site dispose de consignes. Avec les français rencontrés la veille,
nous formons un petit groupe pour louer les services d'un guide francophone.
Le site se découvre peu à peu sous nos yeux: - le Castillo, monument
principal retraçant le calendrier maya - le jeu de pelote, jeu d'équipe
consistant à envoyer une balle dans un cercle avec les articulations - le
cimetierre - l'observatoire - les logements des prêtres - le cenote où étaient sacrifiés vierges
et enfants au dieu pour conjurer les sécheresses.
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Le site est vraiment impressionnant, on
se rend compte de l'incroyable culture de ce peuple si différent du monde
européen à la même époque. Tout y était basé autour de la terre, de
l'agriculture, de l'eau et des dieux. Mais il faut vraiment l'éclairage d'un
guide pour commencer à appréhender quelques réalités.
Après la visite, nous repartons en bus vers Mérida. La ville
est illuminée le soir et semble animée. Cependant, après notre longue journée,
nous ne trouvons pas la force de rester très longtemps debout. Alors après le
repas de spécialités (Pollo Pibil, poulet enroulé dans des feuilles de bananiers
et cuit au four), nous retrouvons nos lits.
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12 novembre
: Uxmal
Départ à 9h
pour Uxmal que nous atteignons après 1h30 de jolie route à travers les
collines . D'où le nom de cette région riche en sites
archéologiques : la Ruta Puuc (puuc signifiant collines).
Le site est majestueux. Je le trouve d'ailleurs
beaucoup plus beau que Chichen Itza. En réalité, c'est parce que de nombreuses
décorations ornent les bâtisses. L'architecture des sites de la région est
caractérisée par la représentation du Dieu Chaac, des mosaïques de formes
géométriques et des ensembles aux proportions parfaites. D'où cette impression
de beauté qui s'en dégage.
En montant sur certaines
pyramides, on englobe du regard tout le site ainsi que l'immense forêt qui
l'entoure. On se demande comment des territoires si isolés pouvaient devenir
des cités si puissantes.
Nous
profitons du moment malgré la chaleur avant de reprendre le bus direction
Campeche.
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12 novembre : Campeche
Après 3 heures de route, nous entrons
comme par magie dans le coeur de ville. Le style colonial très coloré nous ravit. On
se croirait au milieu d'un décor de cinéma, mais réel. Le rivage est bordé de
remparts qui protègent la ville et sa très belle cathédrale. Les bâtiment de la
place centrale sont illuminés et l'atmosphère y est douce. Les maisons sont
peintes de milles couleurs et chaque détour de ruelle vous accompagne vers un
nouveau patchwork de façades. Pas étonnant que l'Unesco ait classé cette ville
au "patrimoine de l'humanité", ce qui a servi à sa sauvegarde et sa
restauration.
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Nous
partons
à la recherche d'un transporteur qui pourrait nous emmener le lendemain
à Calakmul, mais après de longues recherches, nous nous
rendons compte que la distance est trop longue (3h aller 3h retour) pour
que nous puissions nous y rendre. Nous aurons donc un jour
de rab pour la fin de notre parcours.
Après un bon
repas sur la superbe place du village, nous nous couchons face à la
cathédrale.
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