daihatsu terios

8 mars : arrivée
 
La journée commence et finit par un décor d'aéroports. De Marseille à San José, via Paris et Miami et malgré 3 heures de retard, nous arrivons à destination en soirée, ce qui nous laisse toute une nuit pour récupérer ses 26 heures de voyage.
Un agent d'Adobe Rent a car est venu nous chercher à l'aéroport pour récupérer notre 4x4 Daihatsu Terios, flambant neuf.
 
Enfin nous touchons au but. L'hôtel Coconut House nous attend, ou plutôt son gardien, surveillant les étoiles dans son hamac, derrière une grille protégée par des fils barbelés. Dépaysement garanti ! La chambre est parfaite et nous sommes heureux de nous coucher car, certes il n'est que 23h30 ici, mais il est 5h30 du mat' en France et nous nous sommes réveillé la veille à 4h ! Sommeil mérité, n'est-ce pas ?
 
 
9 mars : de Alajuela à La Fortuna
 
Nous prenons la route pour La Fortuna. Nous nous engageons sur l'Interamericana pendant 10 minutes avant de nous rendre compte que nous roulons dans la mauvaise direction. Dans l'autre sens, nous quittons l'" autoroute " vers Naranjo. Le parc devant l'église me fait penser à Alice au pays des merveilles, avec les arbres taillés de formes étranges, certaines complètement abstraites. La route continue ensuite sur les collines recouvertes de nuage. Les vaches locales nous dépaysent, avec leurs longues oreilles tombantes, elles sont vraiment attendrissantes.
 
Vers 11h, nous atteignons La Fortuna. Nous partons à la recherche d'un lieu où camper. Au cours de nos recherches, nous croisons des cabinas entourées d'un magnifique jardin. L'enseigne montre le symbole d'une tente.La chance nous sourit, ce soir nous dormirons parmi les oiseaux et les plantes, juste à côté d'une plante d'où est issue la citronnelle. Le propriétaire est très fier de nous montrer comment, en la frottant, on en fait sortir le liquide odorant. Nous en disposons autour de la tente. Ce n'est pas ce soir que les moustiques inaugureront notre peau.

 

Nous pique-niquons dans le Parque Nacional Volcan Arenal. Nous restons une heure à écouter les terrifiants grondements du volcan, dont le sommet est malheureusement couvert de nuages. Nous ne voyons pas les jets de pierre, mais nous pouvons voir les blocs retomber, sous la limite des nuages, créant des traînées de poussières sur le flanc de la montagne. Nous parcourons le Sendero Coladas, sentier qui nous permet de traverser zone vertes et anciennes coulées de lave.
Nous retournons vers la ville pour le repas du soir, où nous dégustons notre premier Casado, composé de riz, d'haricots noirs et d'une salade de chou blanc.
 
Afin de digérer, et sachant que nous n'aurons pas l'occasion d'apercevoir les coulées de lave ce soir, nous nous rabattons sur un autre loisir : la difficile soirée de baignade dans des bassins d'eaux chaudes, entourés de cascades et de forêt. Trop dur… un rêve qui va durer 3 heures, après avoir essayer la dizaine de bassins à des températures différentes. Certes l'entrée n'est pas donnée, ça fait très "touristes de base" mais nous n'avons pas du tout regretté notre investissement.
 
10 mars : de La Fortuna à Santa Elena 
 
En sortant de la tente à 4h du matin pour aller au petit coin, j'aperçois un ciel étoilé. Les nuages sont partis ! En toute hâte je réveille Gé, qui n'est pas du tout prêt à se lever, mais l'espoir de voir les coulées rougeoyantes l'emporte. Nous "enfourchons" le 4x4 et nous dirigeons vers le flanc ouest du volcan. Enfin ! L'activité n'est pas intense, mais les grondements accompagnés de petites coulées nous ravissent. Et nous avons bien fait de nous lever, car déjà les nuages réapparaissent et recouvrent le sommet. Nous pouvons continuer sans regret notre nuit.
 
Au matin, nous reprenons la route en direction de Tilaran, pour rejoindre ensuite Monteverde.
Au passage sur le pont surplombant le Lac de l'Arenal, nous avons comme par miracle la chance d'assister à une éruption de l'Arenal, crachant un beau panache de cendre. Moi qui adore les volcans, j'en ai les larmes aux yeux !

 

En continuant vers Tilaran, nous comprenant pourquoi il faut 4 heures pour aller de La Fortuna à Monteverde. La route est parsemée de nids de poule et le trajet devient une magnifique piste de slalom, où il faut éviter les obstacles.  En chemin, nous rencontrons une famille de coatis qui s'approche de la voiture, quémandant de la nourriture. Mais nous ne sommes pas venus au Costa Rica pour nourrir les animaux sauvages !!  A Tilaran, la route devient piste. Nous pique-niquons près d'une rivière avant d'atteindre enfin le village de Santa Elena. Nous trouvons sans difficulté la pension Santa elena, recommandée par le guide. L'accueil et l'ambiance nous plaisent immédiatement  et le site, en centre ville et cependant calme, nous convient parfaitement.
 
Il est 2 heures. Nous flânons dans le village, on se croirait un peu perdu au bout du monde. L'ambiance y est vraiment détendue. Nous allons visiter le Serpentarium, où nous découvrons toute sorte de serpent, venimeux ou non, des iguanes, tortues… La nuit tombe tôt et nous allons dîner dans un petit restaurant bien amusant, avec plein de peluches (nous en avons compté 78 !) accrochées au plafond. Il y en pour tous les goûts.
La nuit étant plus fraîche ici, nous nous emmitouflons dans les duvets.