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11 mars : Forêt de nuage de Santa Elena
Après un café offert par la maison, nous partons vers la
Réserve Santa Elena. C'est notre premier contact avec la forêt humide. Nous
choisissons de parcourir le plus long sentier, qui fait 4,5 km.
La végétation est splendide, luxuriante et pousse au milieu d'une lumière tamisée par
le brouillard. L'ambiance est un peu inquiétante, car l'on entend de nombreux cris d'oiseaux,
ainsi que des feuilles qui se secouent. Les oiseaux et autres
animaux sont très difficiles, voire impossibles, à
discerner. Cette forêt de nuages, qui porte vraiment bien
son nom, est un camouflage naturel parfait pour toutes les espèces. Les 4 km,
passés la tête levée vers les arbres sont parcourus à un rythme très lent,
si bien que nous
pique-niquons sur une racine d'arbre tellement imposante qu'elle est parfaite en
banc.
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Le
seul animal que nous verrons est un pécari, une espèce de sanglier, sorti de
nulle part à la fin du parcours, qui en voulait à la nourriture de
Gé. Il nous colle, et il faudra le repousser pour pouvoir remonter
dans notre 4x4 sans lui.
Nous quittons
Santa Elena ravis et reprenons notre itinéraire vers Libéria. La piste nous
amène jusqu'à l'Interamericana, où nous roulons pendant 1h30 avant d'atteindre
Libéria. Nous pensions dormir à l'entrée du parc Rincon de la Vieja, mais nous
préférons rester en ville pour profiter des sodas, les restaurants locaux. Ce
soir, la tente restera pliée et nous optons pour l'hôtel Casa Real, situé dans
une ancienne bâtisse sympathique. Nous prenons un verre dans un bar avec terrasse surplombant
la place principale, animée par la foule se dirigeant vers l'église. C'est
l'heure de la messe et les Costaricains sont très croyants. Nous mangerons dans
un restaurant à proximité de l'hôtel.
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12 mars : Rincon de la Vieja et Playa Grande
Nous
prenons la route pour le Parc Rincon de la Vieja. Cinq kilomètres après Liberia, sur l'Interamericana,
nous bifurquons vers une bonne piste qui mène à l'entrée du parc nommée Las
Pailas.
Il est
7 heures et le parking est vide. Le sommet étant couvert, le garde à l'entrée
nous déconseille vivement d'entamer la montée vers les cratères. Nous nous
contenterons du parcours touristique de 3 km. Nous ne serons cependant pas déçu,
car il présente de nombreux phénomènes volcaniques, fumerolles à l'odeur très
forte d'œuf (soufre) qui vous étouffent en fonction des courants d'air,
volcancito, qui permet d'admirer d'en haut l'activité d'un cratère miniature,
des mares de boue et d'eau en ébullition, très bruyantes, et des étendues d'eau
aux teintes multiples, grises, vertes, jaunes, ocres…
Sur le trajet
du retour, nous croisons beaucoup de monde, puis des groupes guidés. Nous
arrivons à l'entrée, grande étendue herbeuse maintenant recouverte de familles
pique-niquant. Mais voilà pourquoi il y a tant de monde : c'est Dimanche et de
nombreux costaricains sont venus se détendre avec leurs enfants. Nous avons bien
fait de venir tôt.
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Il fait tellement chaud que l'idée d'un petit bain dans une
rivière nous pousse jusqu'au site " Posa Rio
Blanco ". La rivière s'ouvre sur une
petite vasque d'eau claire et très froide. Même si
pendant les premières minutes, nos muscles sont complètement tétanisés par l'eau froide, nous tenons
bon et la récompense ne se fait pas attendre. Finalement, nous allons rester ici
pendant une bonne demi-heure,
à patauger inlassablement dans le bassin. Ce temps de fraîcheur nous
revigore.
Et nous en avons bien besoin pour
parcourir la route en gruyère puis la piste qui mène jusqu'à Playa Grande sur la
péninsule de Nicoya.
Nous arrivons à Playa Grande. Nous
passons la fin d'après-midi au bord de l'océan, sur une plage déserte, dans une
baie entourée de rochers sombres. C'est superbe ! Ce sera notre première
baignade en mer au Costa Rica. Là, un vieux Ticos vient nous chercher. Il
veut à tout prix nous montrer une famille de singes hurleurs qui s'est installée
dans les arbres à proximité. Enfin, nous avons la chance de voir des singes.
Nous sommes si heureux ! Et en plus, on peut bien les entendre. En nous
couchant, nous remarquons que les singes se sont déplacés jusqu'aux arbres
au-dessus de notre tente. La nuit s'annonce mouvementée
!
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13 mars : route vers Jaco
Au matin, nos nouveaux amis les
singes nous réveillent et nous allons directement nous baigner en
mer.
Après
avoir démonter la tente, nous hésitons sur la prochaine étape, à savoir si nous
restons sur la péninsule de Nicoya vers Samara ou si nous continuons vers Jaco.
De toute façon, ce sera une journée de route. Comme nous ne sommes pas venu au
Costa Rica pour les plages, nous décidons de filer directement
vers Jaco. Nous passons d'abord au
Pont de Tarcolès, surplombant la rivière du même nom, connue pour sa
population de crocodiles. Ceux-ci se prélassent au bord de l'eau. Nous sommes
époustouflés par leur taille et par leur nombre. Il y a au moins une vingtaine
de bêtes sur à peine 100 m !
Gé est
vraiment heureux, car les crocodiles étaient pour lui le deuxième attrait de
cette destination, après la forêt tropicale. C'est pour cette raison que nous
décidons de prévoir pour le lendemain une sortie sur le Rio Tarcolès, en
compagnie de ces animaux.
Mais
pour le moment, direction Jaco, où nous dormirons ce soir. Nous passerons la fin de
soirée entre la plage et la flânerie en ville. La ville est vivante et
touristique. Nous admirons le coucher de soleil puis allons manger au Big Big
Bambu. Aujourd'hui, nous faisons entorse à notre régime casados en dégustant une
bonne pizza.
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