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14 mars : sortie sur le Rio
Tarcoles
La
journée commence par notre fameuse sortie pour aller voir les crocodiles. Nous
avons choisi l'organisme Crocodile Man, plutôt que l'autre société, car ils
proposent une visite en Français. Certes, nous comprenons l'anglais, mais
concernant les espèces d'animaux, c'est quand même plus facile dans la langue
maternelle.
Le circuit commence par la découverte
des oiseaux vivants le long du Rio. Le guide nous montre 5 espèces différentes
de hérons, des aigrettes, martins pêcheurs et cormorans.
Notre
capitaine aperçoit alors un crocodile, énorme. "Crocodile Man" entre alors dans
l'eau, en essayant de l'attirer vers lui en frappant la surface avec le plat de
la main, puis avec un filet de poisson. Nous apercevons d'abord une traînée à la
surface, puis enfin le dos du crocodile. Il fait plus de 5 mètres ! Il
s'approche du filet de poisson et se soulève hors de l'eau pour l'attraper. Il
n'est qu'à quelques centimètres de Crocodile Man ! C'est assez impressionnant et
excitant, voire effrayant, mais nous avons la chance de voir de près la tête de
l'animal avec sa dentition parfaite et sa force herculéenne.
Nous rentrons ensuite à l'embarcadère après cette navigation de 2 heures, qui nous
en a mis plein les yeux !
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Il nous faut maintenant continuer notre
route pour l'étape du jour, Manuel Antonio. En route, nous nous achetons un
poulet rôti qui sera notre repas du midi. Nous arrivons à Manuel Antonio
vers 14h30. Notre camping, le Cabinas Ramirez, se trouve être une superbe site
ombragé à 10 mètres de la plage. Notre emplacement est déjà occupé par un gros
iguane en train de manger, que nous sommes obligés de déloger. L'après-midi,
comme à notre habitude déjà depuis 3 jours, est consacrée à baignade et au
farniente sur le Pacifique. Nous allons également flâner le long des boutiques
de souvenirs. Puis nous décidons d'aller voir le fameux Bar El Avion, indiqué
dans le LP. Une carlingue d'avion fait office de bar, installé sur une terrasse
avec vue sur mer. C'est assez pittoresque ! Et nous avons bien fait de venir là,
car une famille de singes écureuils a pris place dans l'arbre juste en face et
grignote des feuilles vertes. Le coucher de soleil sur la plage et
magnifique, comme tous les soirs d'ailleurs.
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15 mars : Manuel Antonio
Réveil surprise ave la disparition des baskets de Gé.
Je lui avais pourtant bien dit de ne rien laisser hors de la tente.
Heureusement, elles ne valaient rien et puis il lui reste ses chaussures de marche. Alors
va pour le Parc Manuel Antonio.
Les paysages et les plages
sont superbes, mêmes s'il fait vraiment trop chaud à notre goût. Par chance, des douches sommaires
sont disposées près de chaque plage et nous y passons la tête et le cou
avec bonheur. Nous nous éloignons du monde en prenant le sentier Punta Catedral.
Après une heure de balade, où nous apercevons des centaines de crabes bleus
énormes, nous rencontrons une vingtaine de capucins à têtes blanches. Ils nous
tournent autour, et on a l'impression qu'ils ne nous voient pas. Ils courent,
jouent et grignotent tout autour de nous, passant même à nos pieds sans s'en
soucier. Nous resterons à peu près 15 minutes, debout sans bouger, suant à
grosses
gouttes
dans cette moiteur tropicale, à les admirer, sans que personnes d'autre de viennent déranger
cette cohabitation inattendue. Les singes s'éloignent et nous continuons le chemin jusqu'à la plage
suivante.
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Nous prenons
ensuite le sentier qui mène au point de vue sur Playa Escondido. Bien que
le sentier soit court, la montée sous cette chaleur torride nous
fait souffrir et nous ne sommes pas mécontents
d'arriver au bout. Gé me regarde en
rigolant, je suis toute rouge de fatigue. Mais lui
n'est pas mal non plus… La vue est vraiment très belle, digne d'un paysage
de carte postale. La descente est beaucoup plus agréable et nous encourageons les pauvres
qui sont en montée.
Pour nous rafraîchir, encore une petite douche avant de sortir du
parc.
Il est
temps de reprendre la route car celle-ci s'annonce longue cet après-midi. Nous
voulons en effet nous rapprocher du volcan Irazu, de l'autre côté des montagnes.
Alors direction Orosi ! Cette après-midi sera
l'occasion de visiter deux sites anciens, ce qui est rare, tout étant détruit
par les tremblements de terre. Nous découvrons donc la cathédrale de Cartago et
la petite église d'Orosi la plus ancienne encore en service (1743). Orosi n'est
vraiment pas touristique, nous avons même du mal à trouver un soda. Nous
mangeons au seul lieu ouvert, un soda qui semble tout faire : resto, bar,
discothèque… tout ça dans 80 m² !
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16 mars : Irazu
Nous nous levons sous les nuages, ce qui nous inquiète un peu pour
monter au Volcan Irazu. Mais en court de route, le ciel se dégage et plus
montons, plus il fait beau !
L'accès au site est encore fermé, il n'est pas encore 8 heures.
Un vent froid nous oblige à revêtir nos K-way. 10 minutes après, nous accédons
au parking. Le cratère et sa magnifique couleur verte nous accueillent. Le
panorama est superbe et nous ne nous lassons pas d'admirer le lac coloré. Le
site est très petit, d'autant plus que le second sentier approchant la lèvre des
cratères est fermé.
Nous montons alors jusqu'à l'antenne de télé où la vue intègre
les 2 cratères de l'Irazu. Puis nous quittons la montagne.
La descente a pour objectif la côte caraïbe. Le trajet nous fait
traverser le petit village de Turrialba, entouré de paysages magnifiques de
montagnes, forêts et rivières. La vie y a l'air si douce ici, à l'écart du
tourisme.
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Changement de décor quand nous
rejoignons la Highway 32, droite et pleine de camions. Plus nous approchons de
Puerto Limon, plus les containers se font nombreux en bordure de mer. Le grand
port de commerce n'est pas loin et les camions chargés arrivent et repartent
sans arrêt.
Nous ne nous éternisons pas ici, il y a
trop d'agitation à notre goût. Nous continuons donc la route, assez abîmée quand même,
vers Cahuita. Nous suivons
la côte jusqu'au petit village, dont l'ambiance nous ravit dès notre
arrivée.
Nous passons la suite de l'après-midi à flâner dans les rues, où nous
rencontrons l'animateur du village, qui a installé des enceintes en dehors de
son magasin et qui s'évertue à parler, parler, parler, très vite pour animer le
coin, entre 2 disques de reggae. On est sur une autre planète, vraiment la
vie sans souci. Evidemment, les apparences cachent certainement la pauvreté et
d'autres problèmes, mais ce pays offre vraiment une atmosphère détendue.
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