20 mars : excursion vers Tortuguero
 
Nous sommes réveillés par le gardien. Merci à lui, car mon réveil n'a pas fonctionné (ou plutôt je l'ai programmé pour 4h45 de l'après-midi, hum….). Le taxi nous emmène au Hampton Inn où l'excursionniste Jungle Tom Safari doit venir nous chercher à 5h45.Le minibus arrive et Fernando, notre guide, nous accueille. Nous partons chercher les autres participants à San José.
C'est l'occasion pour nous de découvrir la capitale et sa circulation encombrée. Nous ne regrettons pas de ne pas avoir choisie la ville comme étape de voyage.
 
Nous commençons le voyage par la traversée du parc Braulio Carillo, qui nous semble immense, et le passage sur le Rio Sucio, jonction surprenante de 2 rivières de couleurs différentes. Le petit déjeuner est servi à proximité d'un champ de caféiers. Le guide nous explique l'importance de cette économie, avec celle des bananes, exploitations qui sont à l'origine de la déforestation. Mais ce débat est trop difficile. Nous ne pouvons accepter cette déforestation, et pourtant nous comprenons que ce pays ne peut pas vivre uniquement grâce aux forêts et au tourisme.

 

Nous visitons plus loin une entreprise de bananes. Les employés y travaillent 6 mois pour un bon salaire, avec logement, sécurité sociale et éducation des enfants. Mais ces avantages sont là pour compenser des conditions de travail inacceptables pour nous, européens : les hommes doivent couper des bottes de bananes, les accrocher à un rail en hauteur et tirer toutes ces bottes de bananes, accrochées à leur ceinturon. Ils travaillent au poids de bananes cueillies,  ce qui signifie qu'ils doivent se dépêcher s'ils ne veulent pas travailler 12 heures d'affilée, sous une chaleur étouffante et surtout sous les arrosages de pesticides. On comprend mieux pourquoi leur contrat ne dure que 6 mois. Et on n'échangerait notre place pour rien au monde dans ces conditions.
 
Nous arrivons ensuite à l'embarcadère, où nous quittons définitivement les 4 roues pour le bateau.
Et c'est le début d'une magnifique entrée dans le parc de Tortuguero, le long du grand canal, qui laisse envisager les moments agréables à venir. En cours de route, nous rejoignons notre nouveau guide, qui le sera jusqu'au retour, Carlos.
Il nous dépose à notre hôtel, le Miss Junie's, simple mais très bien situé à Tortuguero même, entre le canal et la mer caraïbe.
L'après-midi, nous avons "quartier libre" et nous en profitons pour nous promener un peu.
 
21 mars : sur les canaux de Tortuguero
 
Lever à 7h. Le bateau vient nous chercher et nous emmène à la maison du Parc, pour l'achat de notre pass 3 jours.

La matinée est consacrée à la découverte des canaux, plus petits que la veille et donc plus peuplés d'animaux. Nous avons la chance d'y observer nos premiers toucans et perroquets en liberté, ainsi que des hérons, aigrettes, martins pêcheurs, cormorans, des basiliques courant sur l'eau et d'énormes iguanes.
Nous sommes émusà la vue de bébés chauves-souris blancs, nichés au creux d'une feuille. Nous pouvons à nouveau entendre les singes hurleurs. Ce parcours est fantastique, au milieu de cette végétation luxuriante qui tombe dans l'eau et ce calme apparant. On a l'impression d'être peu de chose au bout du monde. C'est enivrant.
 
Nous revenons sur la terre ferme pour pique-niquer et pour profiter de notre après-midi libre en visitant le sentier au sud du village de Tortuguero. Le court sentier nous amène rapidement à la mer. Comme d'habitude, beaucoup de bruits et de mouvements, mais les animaux sont bien cachés.
 Nous finissons à nouveau la journée au soda La Caribena puis à notre hôtel.

 

22 mars : Départ de Tortuguero pour Alajuela
 
Lever pour le dernier jour de vacances. Une certaine nostalgie commence déjà à s'installer.

Mais c'est l'heure de quitter l'hôtel après un bon petit-déjeuner. Nous réembarquons sur le bateau pour la dernière incursion dans les petits canaux du parc.
Le paysage est toujours aussi beau. Nous voyons à nouveau des singes hurleurs, des toucans, des hérons, mais cette matinée nous offre de belles surprises, comme des tortues nageant au milieu des caïmans. Mais elles n'ont rien à craindre avec leur solide carapace. Nous avons également la chance d'apercevoir une très belle grenouille venimeuse rouge, pas plus grande qu'un ongle de pouce humain. Avant de quitter le parc, nous discernons difficilement un héron tigré, parfaitement camouflé sur un fond de tronc d'arbre.

Au retour, nous sommes complètement vidés, décidément le bateau, ça fatigue. Nous nous laissons bercer par la route. Quelques frissons quand le minibus traverse le Parc Braulio Carillo dans une obscurité totale, avec des camions se doublant dans l'autre sens et des bancs de brouillard cachant les voies. Cette partie de route est vraiment à éviter de nuit.
 
Nous sommes de retour à l'hôtel Coconut House, où nous récupérons nos affaires et terminons nos sacs pour le grand départ. La nuit va être triste…
 
23 mars : en passant par Miami
 
Lever 4h et en route pour l'aéroport. Nous enregistrons nos bagages que nous récupérerons à Marseille.
En cours de vol, nous avons une escale de 7 heures à Miami. Nous prenons un bus pour South Beach. Le bus traverse des rues bordées de garages et vendeurs de voitures. La ville nous semble bien laide. Après 45 minutes, nous arrivons à South Beach. Certes l'eau est d'un bleu magnifique, mais l'on voit passer d'énormes cargos au large. Le Costa Rica et ses paysages sont bien loin. Nous déjeunons dans un fast-food où l'on vous propose œufs, bacon et hamburgers. L'Amérique… Alors que nous voulons visiter le quartier Art Déco, un orage nous surprend tout à coup. Heureusement nous avons emmené nos K-way. Les trombes d'eau nous obligent  à rebrousser chemin et nous nous réfugions dans le bus. Trempés alors que la clim est à fond dans le car, nous subissons ce froid glacial pendant tout le temps du retour. C'est la crève assurée pour demain !
 
Nos vols se poursuivent normalement jusqu'à Marseille, où nous allons attendre nos bagages en vain. Ils n'ont pas eu le temps d'être transféré entre les deux avions à Paris. Ils nous seront livrés demain directement à la maison. Finalement, ce n'est pas plus mal, ça sera ça en moins à porter, vu notre état de fatigue consécutif à nos 26 heures de voyage. Et nous avons encore 2 heures de route. Nous arrivons enfin chez nous, à Saint-Raphaël, à 14 heures le Vendredi 24 Mars. C'est l'heure de la sieste, en Provence, et ça tombe très bien.
Nous nous endormons, avec encore plein d'images et de souvenirs dans notre tête et notre cœur. Nous avons vécu 2 semaines de rêve dans un pays merveilleux et si accueillant. Ces rêves nous accompagnerons encore bien longtemps !...