Mardi 17 Mars : de Funchal à Paul da Serra
 
Nous récupérons notre véhicule pour entamer notre tour de l'île. La conduite est facile malgré les dénivelées et les nombreux virages.
 
Nous atteignons rapidement le Cabo Girao, avec ses 580m de haut ce qui en fait la deuxième plus haute falaise d'Europe et la quatrième au rang mondial après des falaises d'Hawaï et de Norvège. Le point de vue y est extraordinaire sur les champs cultivés tout en bas, en bord de mer. Mais la brume commence déjà à remonter le long de la paroi et à engloutir le point de vue.
 
Nous continuons ensuite de longer la côte jusqu'à Ribeira Brava, agréable bourgade où nous pique-niquons sur le port.
 
 
Il est temps de nous enfoncer à présent dans le cœur de l'île par la vallée centrale et la " Boca de Encumeada " qui nous offre ses panoramas magnifiques de cimes, pinacles, falaises. Tous sont des témoins de l'histoire volcanique de Madère qui a créé ces paysages chaotiques que nous ne pouvons cesser de contempler. Heureusement, les routes sont continuellement bordées de recoins, observatoires… qui permettent de stationner pour admirer la vue.
 
C'est merveilleux et en plus très vert. Il faut dire que l'eau est partout, cascades, filets d'eau dans les tunnels, brumes et nuages chaque jour. Nous arrivons ensuite sur le plateau de Paul da Serra à 1400m, nu comme un ver où paissent paisiblement quelques vaches.

 

Après notre installation à l’hôtel, il nous reste encore un peu de temps pour une courte et très facile promenade le long de notre première levada vers le ruisseau de Ribeira Grande (rando n° 44-Rother). Au retour, nous avons la chance d’admirer le coucher de soleil sur la mer de nuages. Un moment magique où seuls quelques sommets flottent avec nous au-dessus des nuages.

Le soir, nous dînons au restaurant de l’hôtel, assez surprenant par son décor. Par contre, le repas est délicieux (le meilleur de tout notre séjour). Goûtez donc au thon à la sauce de Madère !

 
Mercredi 18 mars : de São Vicente à Porto Moniz  
 
Les beaux nuages de la veille sont montés et le plateau est dans l'humidité et le brouillard complet. Impossible de faire notre randonnée dans ces conditions. Du coup, nous décidons de redescendre par Sao Vicente et de visiter les grottes en espérant une amélioration.

Nous commençons par suivre différents tunnels de lave formés lors de la phase volcanique du plateau Paul da Serra il y a 400 000 ans. Dommage que la visite se fasse au pas de charge, nous avons à peine le temps de profiter de la découverte de ce monde souterrain. L'exploration se poursuit par la projection d'un film instructif en 3D qui retrace la naissance de Madère il y a 5 millions d'années et des différentes éruptions volcaniques ayant abouti à l'archipel actuel.

 

En sortant du musée, les nuages sont toujours présents, mais uniquement sur les hauteurs, et nous décidons de nous rendre à Porto Moniz par la côte Nord Ouest. Nous suivons donc les falaises abruptes. Nous sommes dans le bons sens de circulation, ce qui nous permet d'emprunter les routes à flanc de falaises sans utiliser les nombreux tunnels.

 

La route qui longe la côte est assez étroite, passant sous de nombreuses cascades, et offre de beaux paysages. Nous pique-niquons sur la plage de sable noir de Seixal, ce qui nous change un peu des galets. C'est bien plus agréable pour la plante des pieds !!

 

 
Nous finissons notre route à Porto Moniz. Après notre installation à l'Auberge de Jeunesse, nous décidons d'aller reconnaître les fameuses piscines naturelles qui nous allèchent depuis longtemps. Arrivée à l'entrée, nous sommes étonnées de ne voir personne dans les beaux bassins. L'eau doit être froide !
 
Pourtant nous décidons de prendre notre courage à deux mains et de profiter de ces piscines qui nous tendent les mains. Nous apprenons par l'hôtesse que l'eau est à 18°C, cela doit être faisable… Nous sortons donc en maillot de bain et approchons des bassins sous le regard amusé de nombreux touristes attendant avec impatience de connaître le verdict.  

 

Et finalement, après quelques minutes rafraîchissantes, nous plongeons à cœur joie dans cette merveilleuse piscine naturelle dont nous pouvons profiter pleinement et toutes seules ! Car personne ne suivra notre exemple et c'est tant mieux. Nous nous sentons un peu comme des privilégiées, surtout que nos corps s'habituent assez facilement au contact de l'eau froide. Nous testons ainsi chaque bassin, chaque recoin, chaque passage à notre guise, jouant avec les vagues de l'océan déferlant par-dessus les bords de la piscine.

 

Une fin de journée inoubliable avant notre repas préparé par nos soins (le reste des pâtes, encore…) à l'auberge.