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Samedi 21 mars : São Jorge, Faial et
Caniço
Pas
de chance, il pleut même à Machico, ce qui ne présage rien de bon pour la côte
Nord la plus pluvieuse. Mais nous ne renonçons pas. A Sao Jorge, il ne pleut
plus et nous en profitons pour programmer la randonnée du chemin côtier de Sao
Jorge.
Le
parcours commence (comme toujours) par une descente très raide de 300m de
dénivelée sur une ancien chemin pavé de ces fameuses marches arrondies "
affectueusement appelées "pavé du pied de bœuf" par les habitants de Madère ".
Décidément, on en veut à nos mollets et à nos cuisses ! Nous arrivons tout
en bas, aux abords d'un mini hameau posé au pied de l'océan.
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Le chemin
continue
ensuite au dessus de l'eau, à plat, jusqu'à la pointe. Mais pour y arriver, il faut d'abord
traverser un pont, et quel pont ! Une espèce de pont aérien
cassé rafistolé avec des morceaux de bois cloués. Comme nous voyons des
pêcheurs au bout de la pointe, nous nous disons qu'il ne
doit pas y avoir de danger à passer, mis
ce n'est franchement pas reluisant.
Finalement ça
tiendra très bien sous notre passage aller-retour et sous ceux d'autres
randonneurs arrivés après nous (mais pour combien de
temps…).
Mais déjà il nous faut revenir et
surtout remonter, ce qui n'est pas de tout repos. Finalement, les petites
marches sont particulièrement efficaces, pas hautes du tout (pas des marches qui
vous cassent les jambes) mais suffisamment pour vous faire grimper les
dénivelées plus rapidement.
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Et
c'est surprises, mais fatiguées tout de même, que nous arrivons assez rapidement
en haut. Peut-être aussi sommes nous un peu plus entraînées que les premiers
jours…
La
pluie se remet malheureusement à tomber dès notre retour à la voiture et encore
une fois, impossible de profiter de Santana.
Nous nous réfugions
alors au Centre Thématique Madérien, une sorte de parc d'attraction dont le seul
intérêt est de nous procurer un abri. Car le parcours et les attractions (films,
parcours en bateau…) sont inintéressants. Heureusement, juste avant de
partir,un groupe folklorique nous invite à participer. Nous apprenons ainsi
quelques pas et quelques airs locaux et tournoyons pendant près de 30 minutes.
De quoi nous réchauffer complètement !
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Nous reprenons ensuite la route, la pluie s'est arrêtée et avant
de
retourner au Sud, nous faisons un arrêt à la plage de Faial
pour découvrir de belles orgues basaltiques, formations volcaniques apparues lors du refroidissement rapide de la
lave.
Nous quittons ensuite le nord en direction de Funchal. Nous
faisons des arrêts à différents endroits, en particulier au Cristo Rei, à
Caniço. Comme partout, les Portuguais ont érigés de nombreux Christ à l'entrée
des ports importants, comme à Rio de Janeiro par exemple.
Ici,
le monument est plus petit, mais nous avons la chance d'y admirer un magnifique
arc-en-ciel.
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Dimanche 22 mars : Câmara de Lobos et Levada do
Norte
Ce
matin nous prenons la route pour Camara de Lobos. Nous visitons le joli village
de pêcheurs. C'est dimanche et tous les hommes sont dehors à discuter, jouer aux
cartes ou boire un verre.
Mais
aucune femme à l'horizon. N'oublions pas les traditions latines de ce pays et la
place de la femme… à la maison. Sur le port, des poissons sèchent sur les
rebords des bateaux. L'odeur est forte, comme celle au marché de Funchal.
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Nous quittons
ensuite le village pour entamer une randonnée de 4h sur la Levada do Norte. Le
début se passe très bien pendant environ 1h, mais avant d'arriver
sous le
hameau de Eira do Mourao, une petite maison posée le long de la
levada
est gardée par 3 chiens. Ils nous regardent méchamment et nous font
peur. Il faut dire que nous sommes toutes les deux peureuses devant les chiens, particulièrement
Audrey.
Armée
d'un bâton (juste pour se rassurer), je passe sans trop de problème, mais le
plus gros chien commence à grogner et au passage d'Audrey commence à montrer les
crocs. S'en est trop et Audrey fait demi-tour, pourchassée par le chien. Nous
sommes à présent séparée par les 3 chiens et je dois prendre mon courage à deux
mains pour revenir en arrière. Le gros chien me mordille le talon pour me faire
déguerpir, ce que je fais sans demander mon reste. Je rejoins finalement Audrey
et nous décidons de revenir en arrière. On a trop peur.
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Heureusement,
revenues à la voiture, nous remarquons sur le guide qu'une petite route mène
jusqu'au hameau de Eira do Mourao. Nous décidons donc d'avancer en voiture et
ainsi de contourner le chien. Il ne reste plus qu'à espérer qu'il n'y en ai pas
ensuite sur le reste du parcours !
Arrivées au hameau,
nous continuons dons la suite du parcours, devancées par trois portugais qui
font la balade. Le parcours est magnifique, avec des vues sur le bas de la
vallée, à 200m juste en bas de nos pieds. Il faut bien regarder le chemin car un
pas de côté et c'est le saut dans le vide. Mais les paysages sont grandioses.
Après un bon moment, nous entendons des aboiements. Tout de suite, nous sommes
effrayées. Et les portugais devant nous, bien que ne leur ayant même pas adressé
la parole, se rendent compte de notre inquiétude. Ils ont vu le chien et nous
rassurent. Finalement, nous continuons et croisons un petit chien inoffensif.
Mais je crois bien que sans la présence des trois hommes, nous aurions à nouveau
rebroussé chemin, traumatisées que nous étions par la précédente rencontre.
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Et
heureusement que nous avons pu continuer, car le paysage est toujours aussi beau, bien que
le parcours soit de plus en plus dangereux. On marche maintenant
vraiment au
bord de la levada envahie par la végétation. Nous arrivons à un tunnel
de
500m de long. Nous sortons les lampes de poche. On a l'impression
que la lueur au bout est toujours aussi loin mais nous finissons irrémédiablement par y
arriver.
Les gentils
madériens nous
ont attendues au cas où nous aurions eu un problème. Vraiment, la population
est très gentille et accueillante, toujours prête à vous aider ! Nous arrivons
à la cascade, terminus de notre balade. La levada continue mais le chemin devient
très très étroit, à peine 20cm de large et recouvert de végétation humide… il
faut revenir en arrière. Les trois madériens avaient prévu de continuer, mais à
la vue du chemin, la sagesse les oblige à faire demi-tour. C'est vraiment trop
dangereux.
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Au retour, nous faisons donc le parcours entièrement avec
les trois hommes qui parlent bien français et qui nous racontent des anecdotes, nous décrivent les
plantes….. une visite guidée en quelque sorte.
Nous en profitons,
sans nous laisser distraire, et profitons une dernière fois du paysage
montagnard majestueux qui s'offre à nous à chaque virage.
Nous revenons sur Funchal ravies.
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Lundi 23 mars : Dernier jour autour de
Funchal
Dernier jour
et nous décidons de profiter de la voiture et du soleil pour visiter les
quelques sites aux alentours. Tout d'abord nous prenons la route vers Curral das Freiras, la vallée des
nonnes. Le village est complètement encaissé dans un cirque montagneux grandiose. Ce n'est pas étonnant
que les religieuses se soient réfugiées ici pour fuir les persécutions sans qu'on les
retrouve.
Nous revenons ensuite pour profiter de points de vues : Pico
de Barcelos, Piornais, Camacha, où nous croisons un vannier en plein
travail…
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Puis nous retournons à
Funchal, dans la zone hôtelière, pour rendre le véhicule. Nous continuons donc à pieds le long
de la côte pour revenir à Funchal.
Nous
nous arrêtons sur une petite plage de galets pour pique-niquer et lézardons là
plus d'une heure au soleil. Nous traversons ensuite le parc Santa Catarina avant
de retrouver notre bon vieux centre ville.
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Ce soir, pour
saluer notre dernière soirée à Madère, nous nous ferons un bon petit restaurant,
de poissons, bien évidemment.
Nous
profitons encore une fois de la douceur de cette ville et de cette île qui
restera un souvenir vert et très agréable dans nos mémoires.
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